C’est injuste! Les inégalités en matière de santé

En Ontario, certains groupes de jeunes sont plus susceptibles d’adopter des comportements à risque et d’être en mauvaise santé. Les différences au chapitre de l’état de santé et des comportements à risque sont appelées « disparités en matière de santé ». On utilise l’expression « inégalités en matière de santé » pour décrire ces disparités lorsque les raisons pour lesquelles il y a des différences, quant à la capacité des gens de prendre soin d’eux-mêmes, sont évitables ou injustes.

En ce qui concerne la santé des jeunes, la plupart des différences s’expliquent par le fait que certains groupes de jeunes bénéficient d’un meilleur accès que d’autres groupes aux déterminants de la santé et aux facteurs de protection. Les préjugés et la discrimination jouent un rôle important dans ces différences d’accès aux facteurs qui aident les jeunes à être heureux, en santé et en sécurité.

Les préjugés sont l’ensemble des attitudes négatives et des stéréotypes diriger envers un groupe de personnes. Il y a discrimination lorsque les gestes posés reposent sur ces attitudes négatives. Il y a plusieurs formes de préjugés et de discrimination. De plus, certaines personnes font l’objet de plusieurs formes de préjugés et de discrimination en raison de leur sexe, leur origine ethnique, leur orientation sexuelle, leur identité sexuelle, leur statut de nouvel arrivant, de leurs capacités physiques, leur état de santé mentale et leurs comportements liés à la santé (i.e. l’abus de substance et le tabagisme).

En général, les jeunes qui font partie de groupes faisant l’objet de préjugés et de discrimination sont exposés à un plus grand nombre de facteurs de risque et n’ont pas accès à autant de facteurs de protection que les autres jeunes. Ceci peut avoir une influence considérable sur leur résilience, leur santé, leur bien-être et leur développement. En raison des préjugés et de la discrimination, les jeunes peuvent avoir de la difficulté à accéder aux ressources dont ils ont besoin comme un logement, de la nourriture et une éducation. De plus, ils peuvent avoir l’impression de ne pas être appréciés et respectés et ne pas être en mesure de participer pleinement à la vie communautaire. Enfin, les jeunes qui font l’objet de préjugés et de discrimination sont plus susceptibles d’être victimes d’actes violents.

Les exemples suivants illustrent les préjugés et la discrimination auxquels font face certains groupes de jeunes en Ontario qui sont confrontés à des inégalités en matière de santé. Ces exemples n’illustrent pas la gamme complète ainsi que la complexité des facteurs qui affectent divers groupes de jeunes en Ontario. De plus, ils n’indiquent pas la confluence de l’identité des jeunes et des diverses formes de préjugés qui se chevauchent.

  • Un grand nombre de parents qui sont des nouveaux arrivants ont de la difficulté à trouver un emploi qui correspond à leur formation scolaire, à leur expérience professionnelle ou a leur besoin d’un salaire suffisant. Dans certains cas, ces familles doivent habiter dans un quartier pauvre et violent et ont du mal à saisir les occasions de jouer un rôle actif dans leur communauté.
  • L’école peut être un lieu hostile pour les élèves qui s’identifient comme étant LGBTQ ou qui sont considérés comme faisant partie de ce groupe par leurs pairs. Dans bien des cas, ces élèves sont confrontés tous les jours par l’homophobie et la transphobie de leurs paires. Parfois les préjugés viennent sous la forme de propos tels que « c’est tellement gai », qui sont souvent tolérés, ou par de harcèlement et de l’intimidation.
  • Les communautés rurales disposent de ressources financières moindres que les communautés urbaines. Il peut donc être plus difficile de créer des communautés adaptées aux jeunes où ces derniers peuvent participer à des projets conçus pour eux ou à des activités parascolaires qui les intéressent.
  • Le financement des écoles situées dans les réserves autochtones est insuffisant comparativement à celui accordé aux écoles dans les autres communautés. Un grand nombre d’enfants et de jeunes autochtones vivent dans une communauté dotée d’écoles mal construites et non sécuritaires qui n’ont pas suffisamment de livres ou d’enseignants compétents. Certaines de ces communautés n’ont même pas d’école.

Les écoles et les communautés peuvent créer des environnements favorables à l’inclusion sociale et aidant à réduire les inégalités en matière de santé. Voici quelques idées pour vous aider :

  • Utilisez des mesures formelles telles que des politiques, des programmes, et des lignes directrices pour promouvoir l’inclusion, abolir les obstacles systémiques, et faciliter la participation de tous les jeunes.
  • Encouragez un dialogue ouvert sur les façons dont les gens peuvent contribuer, de manière individuelle ou collective, à créer des environnements sécuritaires, inclusifs et favorables.
  • Faites des salles de classe et des espaces communautaires des lieux sécuritaires et accueillants. Faites la promotion du respect et de l’acceptation. Assurez-vous que les discussions et les activités sont respectueuses et sensibles à la diversité parmi les élèves. Combattez les stéréotypes, les insultes, l’intimidation, l’exclusion sociale et les préjugés négatifs. Établissez un ton positif et une communication respectueuse et soyez un modèle de rôle positif. Travaillez avec les jeunes pour établir des règles de base quant aux comportements attendus pour avoir des conservations productives et « réfléchies ».
  • Fondez des clubs et des groupes faisant la promotion active du respect et de l’acceptation au sein de l’école et de la communauté.
  • Assurez un accès facile à des services communautaires, à des renseignements additionnels, et à des services de santé destinés aux jeunes qui peuvent les aider à prendre soin de leur santé et de leur bien-être.
  • Reconnaissez et favorisez la force de caractère et la résilience affichées par les jeunes qui sont confrontés à la stigmatisation et la discrimination.