La santé des jeunes en Ontario

Dès les années 90, les gouvernements et les chercheurs du secteur de la santé utilisent de plus en plus une approche axée sur le développement positif des jeunes pour comprendre et favoriser la santé des jeunes. Le McCreary Centre Society (www.mcs.bc.ca) en Colombie-Britannique a été l’un des premiers organismes à adopter cette nouvelle approche. Dans le cadre de l’enquête sur la santé des adolescents menée par cet organisme (Adolescent Health Survey – www.mcs.bc.ca/ahs_reports), des questions furent posées à des jeunes sur des comportements favorisant la santé et d’autres étant nuisibles à la santé, ainsi que sur les facteurs de risque et de protection présents dans leur vie.

À notre connaissance, les données sur les facteurs de risque et de protection n’ont pas encore été intégrées à des travaux de recherche portant sur l’état de santé et les comportements des jeunes en Ontario. Cependant, des études menées en Ontario ont confirmé que les problèmes de santé mentale, l’utilisation excessive d’alcool et d’autres drogues et le tabagisme sont fréquents parmi les jeunes de la province. Voici quelques points saillants extraits du Sondage sur la consommation de drogues et la santé des élèves de l’Ontario (SCDSEO) de 2009 au sujet de la santé mentale et du SCDSEO de 2011 au sujet de la consommation d’alcool et d’autres drogues et du tabagisme, deux sondages menés auprès d’élèves de la 7e à la 12e année.

Santé mentale

  • 12 % des élèves ont déclaré avoir une mauvaise santé mentale.
  • Presque le tiers (31 %) des élèves ont déclaré éprouver une détresse psychologique élevée (c.-à-d., une humeur dépressive, de l’angoisse et des problèmes de fonctionnement social) 
  • Le nombre d’élèves ayant déclaré avoir une mauvaise santé mentale et éprouver une détresse psychologique augmente de façon significative avec le niveau scolaire des élèves.
  • Les comportements d’extériorisation tels que la délinquance, la violence, et l’intimidation demeurent des problèmes dans notre société. Par exemple, 29 % des élèves ont déclaré être victimes d’intimidation à l’école.

Utilisation d’une substance

  • L’alcool est la substance la plus souvent utilisée consommée. Plus de la moitié des élèves (54,9 %) ont admis avoir consommé de l’alcool au cours de la dernière année.
  • 22 % des élèves ont admis avoir consommé de l’alcool de façon excessive au cours du dernier mois.
  • Le cannabis est la substance illégale la plus souvent utilisée. En effet, 22 % des élèves ont admis avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année. 
  • 1 élève sur 7 a reconnu avoir utilisé un analgésique opioïde sur ordonnance à des fins non médicales au moins une fois au cours de la dernière année.
  • La consommation de drogues et d’alcool était plus susceptible avec l’avancement du niveau scolaire, à l’exception des substances inhalées qui diminuent de façon significative avec l’avancement scolaire (12 % chez les élèves de 7e année et diminuant à 4 % pour les années scolaires plus avancées). 
  • L’utilisation du cannabis et de substances sur ordonnance à des fins non médicales a diminué entre 2009 et 2011, et ce, pour toutes les années scolaires. 
  • Presque 9 % des élèves en Ontario ont déclaré faire une consommation dangereuse/nocive d’alcool et avoir un degré élevé de détresse psychologique. Le nombre varie de façon significative selon l’année scolaire, atteignant 16 % en 12e année.

Usage du tabac

  • Bien que le tabagisme chez les jeunes soit à la baisse au cours des dernières décennies, un élève sur 11 en Ontario (8,7 %) a dit avoir fumé au cours de la dernière année tandis qu’un élève sur vingt (5 %) a dit avoir consommé du tabac sans fumée.
  • Un élève sur 25 (4 %) a dit qu’il fumait au moins une cigarette par jour.
  • L’usage du tabac croît avec le niveau scolaire. Moins de 3 % des élèves de 7e et 8e année ont dit avoir fumé au cours de la dernière année comparativement à 14 % des élèves de 11e et 12e année. De même, 7 % des élèves de 10e, 11e et 12e année ont dit avoir consommé du tabac sans fumée comparativement à 1 % des élèves plus jeunes.

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